
À l’aube du 15 juin, le tam‑tam parleur Atopani a rompu le silence des villages Ewé pour annoncer une perte majeure : la disparition d’Ewefiaga Togbui Agboli Agokoli IV, figure centrale de l’unité et de la mémoire du peuple. Ce signal ancestral, réservé aux événements d’une portée exceptionnelle, a aussitôt rassemblé les communautés à Notsè pour l’ouverture des cérémonies funéraires.
Le palais royal s’est mué en sanctuaire de recueillement, où libations, chants rituels, danses sacrées et salves symboliques ont rythmé un protocole destiné à protéger la communauté et à proclamer officiellement le deuil. Drapée de rouge et de noir, la foule témoignait d’une tristesse profonde et d’un respect unanime.




Autour de la famille royale, dignitaires et chefs traditionnels ont afflué, dont Togbui Adela Aklassou IV, premier vice‑président de l’Union Eweto, accompagné de délégations venues de Haho. Associations, groupes folkloriques et représentants des institutions ont défilé tout au long de la journée, soulignant l’importance régionale et nationale du défunt.
Au‑delà des rituels, l’hommage rendu à Togbui Agboli Agokoli IV rappelle le rôle qu’il a joué dans la préservation de l’identité Ewé. Président du Comité exécutif de l’Union Eweto, il a œuvré pour la cohésion, la transmission culturelle et la défense des valeurs ancestrales. Sa disparition laisse un vide, mais son héritage demeure un repère pour les générations futures.




Dans le royaume de Notsè, berceau historique des migrations Ewé, ces funérailles ont pris la dimension d’un acte de fidélité à la mémoire collective. Entre chants, danses et rites, la communauté a célébré non seulement un chef, mais un symbole de continuité. Une page se tourne, mais l’histoire qu’il a incarnée continue d’éclairer son peuple. Fin
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