
Le Sénat togolais a approuvé, ce jeudi 18 juin, deux projets de loi majeurs autorisant l’adhésion du pays au Protocole OPRC‑HNS 2000 et à la Convention internationale de 1992 instituant le Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL).
Transmis à l’Assemblée nationale pour adoption définitive, ces textes traduisent une volonté claire : doter le Togo d’un cadre juridique moderne, capable de répondre aux risques croissants liés aux activités maritimes.
Un engagement accru face aux risques chimiques et pétroliers
Le Protocole OPRC‑HNS 2000 élargit la prévention au-delà des hydrocarbures en intégrant les substances chimiques et matières dangereuses transportées par voie maritime.
Il impose aux États parties la mise en place de plans d’urgence, de mécanismes de préparation et d’une coopération internationale renforcée en cas d’incident majeur.
Pour le Togo, cette adhésion ouvre l’accès à une expertise technique accrue et à une meilleure coordination avec les organismes spécialisés.
Le FIPOL : une garantie financière essentielle
La seconde adhésion concerne le Fonds international d’indemnisation (FIPOL), un mécanisme destiné à couvrir les dommages environnementaux lorsque les régimes classiques de responsabilité atteignent leurs limites.
Selon le ministre délégué chargé de l’économie maritime, Edem Kokou Tengué, ce dispositif permettra au pays de ne pas supporter seul les conséquences financières d’un accident majeur, tout en protégeant les secteurs économiques dépendants du littoral, notamment la pêche et les activités portuaires.
Un cadre juridique adapté à l’essor du Port autonome de Lomé
Ces avancées interviennent dans un contexte de forte croissance des activités portuaires.
Le Port autonome de Lomé, premier port à conteneurs de la côte ouest‑africaine, dépasse désormais les 30 millions de tonnes de marchandises traitées annuellement.
L’intensification du trafic, incluant hydrocarbures, produits chimiques et marchandises diverses, rend indispensable un dispositif réglementaire robuste, capable d’anticiper les risques et de sécuriser les opérations.
Les investissements récents dans les infrastructures, la digitalisation et la sûreté maritime témoignent de l’ambition du Togo de consolider son rôle de plateforme logistique régionale.
Une stratégie articulant croissance et durabilité
L’adoption de ces textes répond à une double exigence : la prévenir les menaces environnementales liées au développement portuaire et la garantie d’une protection financière solide en cas de sinistre.
Elle marque une volonté politique affirmée de concilier croissance économique, responsabilité environnementale et alignement sur les normes internationales.
L’adhésion au Protocole OPRC‑HNS 2000 et au FIPOL s’inscrit dans une stratégie proactive visant à protéger l’environnement, sécuriser les activités maritimes et renforcer l’attractivité du Port autonome de Lomé.
Ces mesures devraient consolider la position du Togo dans le commerce maritime régional tout en offrant des garanties essentielles face aux risques de pollution. Fin
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