
Ce mardi 4 août, deux décrets adoptés par le Conseil des ministres consacrent l’aboutissement d’un parcours de formation exigeant : la nomination de vingt-trois auditeurs de justice et de cinq agents des forces de défense et de sécurité au grade de magistrat stagiaire, civil pour les premiers, militaire pour les seconds, à l’issue de leur formation au Centre de formation des professions de justice et après avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature.
Ce renfort de vingt-huit nouveaux magistrats, bien que modeste en apparence face à l’ampleur des besoins de l’appareil judiciaire togolais, revêt une importance qui dépasse le simple chiffre. La justice togolaise, comme celle de nombreux pays de la sous-région, souffre d’un déficit chronique de personnel judiciaire au regard du volume croissant de contentieux, générant des délais de traitement qui pèsent directement sur l’accès des justiciables à une justice diligente. Chaque nouvelle promotion de magistrats constitue donc un maillon dans un effort de rattrapage progressif des effectifs, engagé depuis plusieurs années par les autorités togolaises.
La dimension militaire de ce mouvement mérite également d’être soulignée : la nomination de cinq magistrats militaires stagiaires vient renforcer une juridiction spécialisée dont le rôle, bien que moins visible que celui des tribunaux civils, reste central pour le traitement des infractions commises au sein des forces de défense et de sécurité — un enjeu de discipline institutionnelle autant que de justice. L’intégration simultanée de ces deux corps dans le même mouvement de nominations illustre la volonté du gouvernement de traiter de façon cohérente l’ensemble des besoins en magistrature du pays, civile comme militaire. Fin
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