Volontariat : 5 villes, 8 jours pour faire connaître le programme TAI

Une délégation de l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) mène du 19 au 26 octobre une mission de sensibilisation et de prospection à Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié. Elle vise à faire mieux connaître le dispositif « Talents Africains à l’International » (TAI) auprès des jeunes diplômés et des entreprises togolaises, et à repérer de nouvelles opportunités de missions professionnelles.

Le TAI est un programme de volontariat en entreprise lancé en 2022 par le Réseau des Organismes de Promotion du Commerce de l’UEMOA. Il répond à un constat : le commerce intrarégional reste un levier clé de l’intégration économique de l’Union, mais ses volumes demeurent faibles. En 2019, les échanges entre pays de l’UEMOA ne représentaient qu’environ 11 % du volume total des échanges des États membres. Pour dynamiser ces flux, les entreprises ont besoin de profils capables d’explorer de nouveaux marchés, de repérer des opportunités d’affaires, de nouer des partenariats et d’accompagner leur développement dans les autres pays de l’espace communautaire.

Le programme s’adresse aussi à un autre défi : l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Beaucoup peinent à décrocher un emploi à la hauteur de leurs qualifications ou se retrouvent en situation de sous-emploi, et les occasions d’acquérir une expérience internationale, pourtant décisive pour se professionnaliser, restent rares. Le TAI se présente ainsi comme une réponse à cette double problématique.

La campagne a débuté lundi à Kara. Elle a pour but d’encourager les entreprises à proposer des missions et de susciter l’intérêt des jeunes diplômés pour le dispositif, tout en constituant progressivement un portefeuille de missions susceptibles d’être confiées à de jeunes professionnels togolais. La rencontre a réuni des représentants de petites et moyennes entreprises, de petites et moyennes industries et de grandes entreprises, ainsi que des jeunes diplômés, des professionnels et des établissements d’enseignement supérieur. À l’issue de la séance, entreprises et jeunes présents disposaient d’une meilleure connaissance du TAI : ses objectifs, ses modalités et ses avantages.

Parmi les participants, Norbert Wambe, étudiant en fin de parcours à l’ISMA, à l’Université de Kara, a témoigné : « Je ne savais pas qu’il existait une opportunité comme le TAI pour les jeunes diplômés. Grâce à cette sensibilisation, je réalise que c’est l’une des meilleures opportunités pour valoriser mes compétences. »

Pour postuler à une mission, il faut être ressortissant de l’un des huit pays de l’UEMOA, diaspora incluse, et avoir entre 21 ans au minimum et 35 ans au plus au 31 décembre de l’année de candidature. Les candidats doivent détenir au moins un diplôme délivré par un établissement reconnu de l’UEMOA (BTS, licence, master), être immédiatement aptes, jouir de leurs droits civiques et avoir de bonnes connaissances des outils informatiques. Ils doivent aussi être libres de tout autre engagement et disponibles pendant toute la durée de la mission, être porteurs de valeurs et faire preuve d’engagement, et remplir les critères fixés par l’entreprise d’accueil. La campagne se poursuit à Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié. Fin

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