
La commune de Tsévié (Zio 1) a lancé sa politique communale d’assainissement, ce jeudi 9 avril. Cette réforme, pensée avec une vision à l’horizon 2035, vise à transformer en profondeur le système de gestion des déchets et à améliorer le cadre de vie des habitants.
La cérémonie de lancement, présidée par le maire Dr Atatsi Ayawo, a réuni le préfet, des élus locaux, des représentants de l’État, de l’Union européenne et des organisations communautaires.




Les participants ont visité le Centre de traitement des déchets de Zio 1, comprenant un centre d’enfouissement technique (CET) et une station de traitement des boues de vidange (STBV), symboles de la volonté de la commune de structurer toute la chaîne de gestion.
Depuis 2024, Zio 1 a commencé à évacuer les déchets des points de regroupement vers le CET et à traiter les boues de vidange à la STBV, rompant ainsi avec les pratiques informelles comme le brûlage ou l’enfouissement domestique.
La commune est désormais organisée en onze zones de pré-collecte confiées à des opérateurs, tandis que la municipalité assure le transport final vers le centre d’enfouissement.




Les objectifs affichés sont ambitieux : entre autre couvrir 100 % du territoire en infrastructures de collecte et de traitement, atteindre un taux de collecte d’au moins 85 % des déchets produits, dont plus de 90 % en milieu urbain, valoriser plus de 60 % des déchets organiques et plastiques dans une logique d’économie circulaire et construire 17 500 latrines vidangeables pour équiper 80 % de la population et traiter l’ensemble des boues collectées.
Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment les dépôts sauvages et la faible adhésion aux services de pré-collecte. « Notre principal problème aujourd’hui, ce sont les dépôts anarchiques », a reconnu le maire, appelant à une mobilisation citoyenne accrue.
Pour Fafaadé Lokossou, chef de projet GEDEC Togo, « la gestion des déchets n’est pas une option, mais une nécessité dans un contexte d’urgence climatique ». Le modèle repose sur une contribution des ménages fixée à 1000 FCFA, indispensable à la pérennité du service.
Le préfet Mawouna Gadewa a rappelé que l’assainissement est « un levier clé pour la santé publique, la dignité des populations et l’attractivité du territoire ».
Avec cette réforme, Zio 1 s’impose comme un exemple de gouvernance locale intégrée, combinant investissements publics, organisation territoriale et responsabilité citoyenne, ouvrant la voie à une transformation durable du cadre de vie à Tsévié. Fin