
Les ministres des pays membres du projet SWEDD+, réunis solennellement le 9 avril 2026 à Banjul, en République de Gambie ont réaffirmé, avec une insistance renouvelée et une détermination réitérée, leur engagement indéfectible et inaltérable à mettre un terme définitif et irréversible aux violences perpétrées à l’encontre des femmes et des filles.
Cette déclaration commune, prononcée à l’occasion d’une réunion ministérielle organisée dans le cadre du Forum des Premières Dames, s’inscrit dans une dynamique régionale de mobilisation accrue et de coopération renforcée.
Cette rencontre de haut niveau a rassemblé, dans une convergence institutionnelle exemplaire, les responsables en charge du genre, des affaires sociales et de la protection de l’enfance, aux côtés de partenaires techniques et financiers majeurs, parmi lesquels la CEDEAO, la Banque mondiale, le UNFPA et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé. Ensemble, ils ont réaffirmé la nécessité impérieuse d’une action concertée, cohérente et multisectorielle.
Dans son allocution introductive, la ministre gambienne du Genre, Fatou S. Kinteh, a appelé à une mobilisation intensifiée et constamment renouvelée face à la persistance, encore trop manifeste, des violences basées sur le genre. Elle a souligné que cette lutte exige une vigilance permanente et une détermination sans faille.
Ce message a été puissamment relayé par Trina Haque, qui a insisté sur l’obligation incontournable de transformer les engagements politiques, souvent proclamés mais parfois insuffisamment concrétisés, en résultats tangibles, mesurables et vérifiables. Selon elle, seule une traduction effective des promesses en actions permettra de produire un changement durable.
Dans la même tonalité, Edwige Adekambi Domingo a plaidé pour un renforcement substantiel des actions de prévention, une amélioration significative de la prise en charge des survivantes, ainsi qu’une transformation profonde et pérenne des normes sociales qui perpétuent les inégalités et les violences.
Représentant l’OOAS, le Dr Felix Agbla a rappelé avec force que les violences basées sur le genre constituent simultanément une violation grave et flagrante des droits humains, une crise sanitaire majeure et un frein considérable au développement socio-économique. Il a souligné l’urgence absolue de traduire les politiques publiques en interventions concrètes, notamment par le renforcement des systèmes de santé et la mise en œuvre d’approches véritablement multisectorielles.
Les interventions ministérielles, parmi lesquelles celles de Maimouna Dièye (Sénégal) et Savia Mint N’tahah (Mauritanie), ont convergé vers des priorités communes et partagées : consolider les cadres juridiques, améliorer l’accès effectif à la justice et renforcer la coordination institutionnelle afin d’assurer une réponse harmonisée et efficace.
De son côté, la représentante de la CEDEAO, Lilly French, a réaffirmé le rôle central et structurant de l’organisation dans la coordination régionale, appelant à une action collective soutenue, cohérente et durable.
Placée sous la présidence éclairée du Dr Véronique Tognifodé, la réunion a débouché sur des orientations concrètes et opérationnelles, parmi lesquelles l’élaboration d’une feuille de route régionale, le renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation, ainsi que la consolidation d’un cadre d’engagement commun entre les États membres.
Ce processus marque un signal politique fort, clair et sans ambiguïté : celui d’une volonté renouvelée et résolue de faire de la tolérance zéro face aux violences basées sur le genre non seulement un principe proclamé, mais une réalité vécue et appliquée dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Fin
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