
L’Assurance Maladie Universelle (AMU) s’est imposée en 2025 comme l’un des instruments les plus structurants de la politique sociale du gouvernement togolais. Conçue pour corriger les inégalités persistantes d’accès aux soins, l’AMU s’affirme désormais comme un levier central d’un modèle de gouvernance où la santé n’est plus un privilège, mais un droit garanti par l’État.
Une architecture institutionnelle désormais solide
L’année 2025 a confirmé la maturité du dispositif, reposant sur une gouvernance articulée entre l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Cette organisation duale permet une couverture progressive et différenciée : agents publics, retraités, catégories socioprofessionnelles spécifiques et populations vulnérables soutenues par l’État.
La période a été marquée par un renforcement des mécanismes de coordination, une digitalisation accrue des procédures, une meilleure traçabilité des prestations et une amélioration notable de la qualité du service rendu aux assurés.

Une extension maîtrisée de la couverture
La montée en charge de l’AMU s’est poursuivie de manière progressive et réaliste.
Outre les agents de l’État, le dispositif a intégré de nouvelles catégories, notamment les travailleurs non salariés via l’AMU-TNS, grâce à des mécanismes de prise en charge subventionnée.
Résultat, plusieurs centaines de milliers de Togolais bénéficient désormais d’une couverture maladie formelle, signe d’une progression cohérente avec les capacités financières et organisationnelles du pays.
Un panier de soins renforcé et une meilleure accessibilité financière
L’un des acquis majeurs de 2025 réside dans la stabilisation et l’amélioration du panier de soins notamment, des consultations médicales, des examens courants, des hospitalisations, des médicaments essentiels, et des prestations spécialisées.
Les taux de remboursement encadrés ont réduit le reste à charge pour les assurés, entraînant une baisse du renoncement aux soins, une fréquentation accrue des structures sanitaires conventionnées et une amélioration de la prise en charge des ménages modestes.
Un outil de soutenabilité pour le système de santé
Au-delà de sa dimension sociale, l’AMU s’est affirmée comme un mécanisme structurant de financement du système de santé. Les flux financiers réguliers vers les formations sanitaires ont renforcé la viabilité économique des hôpitaux et amélioré leur capacité d’investissement.
Ils ont également professionnalisé la gestion hospitalière et encouragé l’amélioration continue de la qualité des soins. L’AMU devient ainsi un pilier de la soutenabilité du système sanitaire national.
Une synergie assumée avec les autres politiques sociales
En 2025, l’AMU s’est inscrite dans une cohérence renforcée avec les autres programmes sociaux tel la gratuité ciblée de certains soins, la santé maternelle et infantile, le programme Wezou, et les dispositifs de protection des populations vulnérables.
Cette articulation optimise l’impact des ressources publiques et renforce la cohésion de la politique sanitaire nationale.
2025, année de consolidation stratégique
Malgré les avancées significatives, l’exécutif prépare déjà l’étape suivante. Il s’agit de l’extension à grande échelle vers le secteur informel, du renforcement du contrôle des prestations, de l’amélioration continue de l’expérience des assurés, ainsi que de la sécurisation de la soutenabilité financière à long terme.
L’année 2025 apparaît ainsi comme une phase charnière, posant les bases techniques, institutionnelles et financières d’une généralisation progressive de l’Assurance Maladie Universelle. Fin
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