Togo : poursuite de la baisse de l´inflation en 2025, activités en hausse

Alors que de nombreux pays peinent encore à contenir les tensions inflationnistes héritées des crises successives, le Togo s’illustre  en 2025 et début 2026 comme l’un des rares États de l’UEMOA à conjuguer stabilité des prix et dynamisme économique. Les données rendues publiques ce jeudi 12 février par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) à l’occasion d’un point de presse présidé son Directeur général, M. Gentry Akoly témoignent d’une trajectoire maîtrisée, fruit de politiques publiques cohérentes et d’un tissu productif en pleine expansion.

Une inflation ramenée à 0,4 % en 2025, puis 0,2 % en janvier 2026

Le pays a non seulement respecté, mais largement dépassé le critère de convergence de l’UEMOA fixant un plafond de 3 % d’inflation. Selon l’INSEED, « le taux d’inflation s’est établi à 0,4 % en 2025 contre 2,9 % en 2024, 5,3 % en 2023 et 7,6 % en 2022 », a confié le premier responsable de l’institution. Cette décélération spectaculaire confirme la tendance baissière enclenchée depuis décembre 2024.

En janvier 2026, la dynamique se poursuit : « le taux d’inflation s’est établi à 0,2 % […] contre 0,4 % le mois précédent », a-t-il poursuivi . Le pays enregistre ainsi treize mois consécutifs sous le seuil régional, consolidant sa crédibilité macroéconomique.

Cette performance s’explique par une détente généralisée des prix des produits vivriers et de consommation courante. Les baisses les plus marquées concernent notamment les citrons (-28,8 % en 2025), le sorgho (-26,5 %), la viande de porc (-24,7 %) ou encore les tomates locales (-23,4 %) . Sur la période février 2025–janvier 2026, la tendance se confirme avec des reculs similaires : pistache (-28,6 %), mangue greffée (-24,3 %), piment sec (-23,6 %) ou encore pommes de terre (-19,8 %) .

Des tensions ponctuelles liées aux fêtes de fin d’année

Malgré la désinflation structurelle, l’INSEED relève des hausses saisonnières entre novembre et décembre 2025 (+0,3 %) puis entre décembre 2025 et janvier 2026 (+0,6 %). Elles s’expliquent par « la diminution de l’offre des produits agricoles vivriers et la hausse de la demande liée aux fêtes de fin d’année » .

Certains produits connaissent alors des flambées spectaculaires : gombo frais (+63,9 %), feuilles de baobab (+67,3 %), tomates locales (+53,4 %) ou gingembre frais (+47,7 %) en janvier 2026 . Ces variations, bien que marquées, demeurent conjoncturelles et n’altèrent pas la tendance annuelle.

Un appareil productif en pleine accélération

Parallèlement à la stabilisation des prix, l’économie réelle affiche une vigueur notable. L’indice de la production industrielle (IPI) progresse de +4,41 % en octobre 2025 par rapport à septembre, et de +8,31 % en glissement annuel. Le Directeur Général de l’INSEED souligne que « l’indice de la production industrielle affiche une dynamique positive remarquable […] portée par l’ensemble des secteurs d’activité » .

Les moteurs de cette croissance sont multiples. Au niveau des industries extractives, il est de l’ordre de +7,76 %, +7,79 %au niveau des industries manufacturières et de +3,04 %en matière d’énergie et eau.

Cette expansion traduit une montée en puissance du tissu productif, soutenue par les investissements publics et privés.

Commerce, services et construction : des secteurs en pleine effervescence

Le commerce enregistre une progression exceptionnelle : +19,1 % du chiffre d’affaires au troisième trimestre 2025, avec +18,4 % pour le commerce de détail et +21 % pour le commerce de gros. Sur les trois premiers trimestres, la hausse moyenne atteint +7,2 % par rapport à 2024 .

Les services marchands non financiers confirment cette dynamique : santé et action sociale, +44,4 % ; activités de soutien, +34,2 % ; activités immobilières : +13,8 %, et transports et entreposage : +10,2 %. Enfin, le secteur de la construction affiche une croissance robuste de +14,8 %, portée par l’essor des chantiers de bâtiments complets .

L’INSEED attribue ces résultats à « une combinaison de mesures économiques proactives mises en œuvre par le gouvernement togolais, sous le leadership du Président du Conseil », incluant le soutien à la production agricole, la stabilisation des prix des biens essentiels et les allègements fiscaux en faveur des ménages .

Un pays qui consolide sa résilience économique

La convergence simultanée d’une inflation maîtrisée, d’une production industrielle en hausse et d’un dynamisme marqué des secteurs tertiaire et commercial place le Togo dans une trajectoire singulièrement favorable au sein de l’UEMOA. La stabilité des prix renforce le pouvoir d’achat, tandis que l’expansion de l’activité économique crée un environnement propice à l’investissement et à la croissance inclusive.

Le défi des prochains mois consistera à maintenir cette dynamique tout en atténuant les fluctuations saisonnières liées aux produits vivriers. Mais les fondamentaux, eux, semblent solidement ancrés. Fin

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