
Les 16 et 17 avril, Lomé a accueilli la première édition des Journées du secteur privé de la santé du Togo, une initiative majeure portée par la Plateforme du secteur privé de la santé du Togo (PSPS-Togo). Placée sous le thème central de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), cette rencontre inédite a réuni professionnels de santé, responsables d’institutions publiques, partenaires techniques, ainsi que des délégations venues de Côte d’Ivoire et du Bénin.
Deux jours durant, les acteurs ont partagé analyses, expériences et perspectives pour renforcer la contribution du secteur privé à la transformation du système de santé togolais.
Un événement fondateur pour structurer la contribution du secteur privé
En clôturant les travaux, le Président de la PSPS-Togo, Innocent Kpéto, a exprimé une satisfaction largement partagée :
« Ce soir, au moment de clôturer cette première édition des Journées du secteur privé de la santé, c’est un profond sentiment de satisfaction qui m’habite. Satisfaction partagée par l’ensemble des acteurs et par notre comité d’organisation, qui s’est investi sans relâche pour rendre possible cet événement dans des conditions qui n’étaient pas toujours évidentes. »
Pour la plateforme, cette première édition marque un tournant : elle consacre la volonté du secteur privé de s’inscrire pleinement dans la dynamique nationale de l’AMU, en synergie avec le secteur public et les institutions de régulation.
Deux journées riches en activités et en échanges
Les participants ont débattu des enjeux liés à la mise en œuvre de l’AMU nnotamment, l’intégration progressive des prestataires privés, les mécanismes de contractualisation, la qualité des soins et normes de prestation, le financement et viabilité du système, et le rôle des plateformes professionnelles dans la gouvernance sanitaire.
Ces échanges ont permis de clarifier les attentes, d’identifier les défis opérationnels et de proposer des pistes d’amélioration.
Des ateliers participatifs ont également permis aux acteurs de travailler sur l’amélioration de l’offre de soins, la standardisation des pratiques, la digitalisation des services, et la coordination entre structures privées et publiques.
Une communication très suivie a d’ailleurs porté sur la gestion de la COVID-19 et les leçons à tirer pour renforcer la résilience du système sanitaire.
Les experts ont présenté des données actualisées, des analyses épidémiologiques et des recommandations stratégiques.
Les délégations de Côte d’Ivoire et du Bénin ont enrichi les débats par leurs retours d’expérience sur l’AMU, la régulation du secteur privé et les innovations organisationnelles.

Une mobilisation saluée par les partenaires régionaux
Le Président de la plateforme du secteur privé de la santé de Côte d’Ivoire, Jean Maurin Siry, a souligné la portée de cette initiative :
« Cette rencontre est véritablement exceptionnelle. Elle offre un cadre privilégié permettant à l’ensemble des acteurs du secteur privé de la santé de se retrouver, d’échanger sur les deux années écoulées sous le régime de l’AMU, mais surtout de réfléchir ensemble à la manière dont nous pouvons renforcer notre contribution à la santé des populations. »
Il a également salué la qualité des thématiques abordées et la pertinence des communications scientifiques, affirmant repartir « enrichi et convaincu » de l’utilité de ces travaux pour renforcer les efforts en Côte d’Ivoire.
Un bilan provisoire prometteur
À l’issue de ces deux journées, plusieurs acquis se dégagent. Entre autres, une mobilisation sans précédent du secteur privé autour de l’AMU, une meilleure compréhension des rôles et responsabilités des différents acteurs, des recommandations opérationnelles pour améliorer la qualité des soins, un engagement renouvelé pour une collaboration renforcée entre public et privé et une dynamique sous-régionale en construction, avec la volonté de faire du Togo un pôle de référence en matière d’Assurance Maladie Universelle.
Pour Innocent Kpéto, l’impact est déjà visible : « La mobilisation et l’engagement du secteur privé témoignent d’une volonté collective d’avancer. Les conclusions et recommandations issues de ces travaux contribueront, j’en suis convaincu, à améliorer de manière concrète le fonctionnement de notre système de santé. »
Vers une édition élargie en 2027
La PSPS-Togo ambitionne désormais d’inscrire ces journées dans la durée et d’en faire un rendez-vous annuel d’envergure régionale :
« Nous souhaitons que notre capitale devienne l’une des capitales africaines de l’Assurance Maladie Universelle », a affirmé Innocent Kpéto.
L’objectif est clair : faire de Lomé un espace de convergence, de réflexion et d’innovation pour les acteurs du secteur privé de la santé en Afrique. Fin
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