
Depuis le début de l’année 2026, le système de surveillance épidémiologique togolais observe une hausse progressive des cas de dengue dans la région sanitaire du Grand-Lomé, une évolution jugée préoccupante par les autorités sanitaires.
Transmise par la piqûre de moustiques particulièrement actifs en saison des pluies, la dengue ne se propage pas d’une personne à l’autre. Ses symptômes — fièvre élevée, fatigue intense, douleurs musculaires et articulaires, parfois éruptions cutanées ou saignements — s’apparentent souvent à ceux du paludisme, ce qui peut retarder le diagnostic. Sans prise en charge rapide, la maladie peut évoluer vers des complications graves, voire fatales.
Face à cette recrudescence, le ministère de la santé a renforcé son dispositif autour de trois priorités : intensification de la surveillance épidémiologique, gratuité de la prise en charge médicale, et campagnes de sensibilisation. Les autorités recommandent l’usage de moustiquaires imprégnées, de vêtements couvrants, de répulsifs cutanés et la destruction des gîtes larvaires autour des habitations.
Le ministre de la santé, Jean-Marie Koffi Tessi, insiste sur le caractère partagé de cette responsabilité : la lutte contre la dengue ne peut réussir sans l’engagement de chaque citoyen à appliquer les gestes de prévention et à consulter rapidement en cas de suspicion. Détectée précocement, la maladie se soigne — mais exige une vigilance constante, renouvelée chaque année face à cette menace saisonnière liée aux pluies. Fin
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