
Le volet enseignement supérieur au conseil des ministres tenu ce 30 juillet est particulièrement dense, avec plusieurs nominations à haute responsabilité : Essohanam Batchana, professeur titulaire en histoire politique et relations internationales, prend la présidence de la toute jeune Université de Datcha, tandis que Kperkouma Wala, professeur titulaire en botanique et écologie végétale, en devient le premier vice-président, Povi Lawson-Evi, professeure titulaire en physiologie-pharmacologie et toxicologie générale, est nommée deuxième vice-présidente de l’Université de Lomé, la plus grande institution universitaire du pays, et Missoki Azanledji Boume, professeur titulaire en chirurgie pédiatrique, prend la direction de l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche (ANAQES), l’organe chargé de garantir les standards académiques des établissements togolais.
Ce mouvement mérite d’être lu à deux niveaux. D’abord, celui de la consolidation d’une université encore récente : Datcha, implantée dans la région des Savanes, doit désormais structurer sa gouvernance académique alors que le Togo poursuit sa politique de maillage territorial de l’enseignement supérieur, destinée à désengorger Lomé et Kara et à rapprocher l’offre universitaire des régions périphériques. Le choix d’un politiste pour présider l’établissement, épaulé par un botaniste expérimenté comme vice-président, suggère une volonté d’équilibrer expertise en sciences humaines et en sciences de la vie — un enjeu clé pour une université dont l’ancrage disciplinaire reste à construire.
Ensuite, celui du renouvellement des équipes dirigeantes à l’Université de Lomé et à l’ANAQES, deux structures centrales du système d’enseignement supérieur togolais. La nomination d’une pharmacologue-toxicologue à la vice-présidence de l’UL, dans un contexte où les enjeux de santé publique et de recherche biomédicale prennent une place croissante dans les priorités nationales, et celle d’un chirurgien pédiatrique à la tête de l’agence d’assurance qualité, traduisent une présence remarquée des sciences médicales dans la gouvernance universitaire togolaise — une tendance à suivre dans les prochains mouvements de nomination. Fin
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