
La récente décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) , attribuant le trophée au Maroc au détriment du sénégal, continue de provoquer une onde de choc. Au Togo, le sénateur Innocent Kagbara a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de « crise de leadership » et appeler à une refondation profonde des instances sportives africaines.
Une réaction ferme et sans détour
Dans sa déclaration, le sénateur Kagbara demande la démission du bureau exécutif de la CAF et l’ouverture d’une enquête indépendante.
Pour lui, cette décision controversée illustre » un manque de transparence et de redevabilité, mettant en péril la crédibilité des institutions africaines ».
L’africratie comme cadre de lecture
Au-delà du football, Kagbara inscrit son analyse dans une réflexion plus large sur l’africratie, « ce modèle de gouvernance fondé sur la souveraineté, la dignité et la responsabilité africaines ».
Selon lui, l’affaire révèle une « infantilisation institutionnelle » que l’Afrique doit refuser si elle veut bâtir des structures solides et respectées.
Une crise symptomatique
Cette sortie met en lumière un problème récurrent : l’écart entre les ambitions panafricanistes et la réalité des pratiques institutionnelles.
En dénonçant l’absence de transparence et la faiblesse du leadership, Kagbara interpelle non seulement la CAF mais aussi l’ensemble des organes de gouvernance du continent.
Une refondation nécessaire
Le sénateur conclut en appelant à une rupture avec les pratiques du passé et à l’instauration d’un leadership africain fort et cohérent.
Pour lui, seule une refondation des mécanismes de gouvernance permettra à l’africratie de passer du stade d’ambition théorique à celui de réalité tangible, au service des peuples africains. Fin