INFA de Tové/ Concours d’entrée : 638 candidats composent sur l’ensemble du territoire

Ce mercredi 9 septembre, une délégation gouvernementale s’est rendue sur le terrain pour constater, de visu, le bon déroulement du concours national d’entrée à l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové. Conduite par Dindiogue Konlani, Directeur de cabinet du ministère en charge de l’Agriculture, et représentant conjointement les ministères de l’Agriculture et de l’Éducation nationale, cette délégation a tenu à apporter, par sa présence, le soutien symbolique et institutionnel du gouvernement aux candidats en lice.

Un dispositif déployé sur l’ensemble du territoire

Le constat dressé sur le terrain est celui d’une mobilisation nationale à la hauteur de l’enjeu. Le concours se tient simultanément dans cinq centres répartis à travers le pays — Lomé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong —, une couverture géographique qui traduit la volonté de rendre cette voie de formation accessible à la jeunesse togolaise, quelle que soit sa région d’origine. Sur le terrain, la délégation a pu observer une présence quasi complète des candidats convoqués, signe d’une organisation logistique maîtrisée et d’un engagement réel de la jeunesse pour cette filière.

Au total, ce sont 638 candidats qui composent cette année, dont 544 garçons et 94 filles. Si la proportion féminine demeure encore minoritaire, elle témoigne néanmoins d’une présence croissante des jeunes femmes dans une filière agricole longtemps perçue comme majoritairement masculine — une évolution que les autorités observent avec attention, dans un secteur appelé à se moderniser en profondeur.

Une offre de formation redessinée depuis 2019

Au-delà du seul déroulement du concours, cette descente sur le terrain a été l’occasion de rappeler l’ampleur de la mue engagée par l’INFA de Tové depuis sa réforme de 2019. Avant cette date, l’institut souffrait d’angles morts significatifs dans son offre pédagogique, notamment en matière de machinisme agricole, d’agroalimentaire et de génie civil appliqué au secteur agricole — des domaines pourtant devenus incontournables dans la modernisation de la production nationale.

La réforme a permis de combler ces lacunes, si bien que l’institut couvre aujourd’hui l’intégralité du spectre agricole : agriculture, élevage, agroforesterie, agroalimentaire, génie civil, machinisme agricole et agro-pastoralisme. Une architecture pédagogique complète, pensée pour épouser la diversité des métiers que réclame un secteur agricole en pleine transformation.

Une formation pensée pour l’insertion immédiate

Les candidats admis à l’issue de ce concours s’engageront dans un cursus de trois années, structuré autour de trois temps forts complémentaires : l’enseignement théorique, la pratique encadrée, et un stage d’immersion en fin d’année destiné à parfaire leur professionnalisation avant la sortie. L’institut délivre ses diplômes sur deux niveaux — baccalauréat professionnel et licence professionnelle — offrant ainsi un parcours gradué selon le profil et l’ambition de chaque élève.

Particularité notable de ce dispositif : les diplômés ne sortent pas seulement avec un titre académique, mais avec un véritable plan d’affaires, conçu pour leur permettre de s’installer immédiatement à leur propre compte. Une disposition qui traduit une ambition claire de la part des autorités : faire de chaque sortant un acteur économique opérationnel dès l’obtention de son diplôme, capable également d’intégrer les services d’accompagnement aux producteurs, qu’ils relèvent de l’État ou des organisations de la société civile partenaires du secteur.

La souveraineté alimentaire en toile de fond

Ce déplacement gouvernemental et l’attention portée à l’INFA de Tové ne relèvent pas d’un intérêt ponctuel. Ils s’inscrivent dans une préoccupation constante des autorités togolaises : celle de la souveraineté alimentaire du pays, condition qui suppose de disposer d’une main-d’œuvre agricole qualifiée sur l’ensemble des maillons de la chaîne de production. En couvrant tous les domaines du secteur agricole au sein d’un même institut, le gouvernement entend former, année après année, les cadres techniques dont le pays a besoin pour réduire sa dépendance aux importations et consolider sa propre capacité de production.

À l’heure où les 638 candidats de cette session achèvent leurs épreuves, c’est donc bien plus qu’un simple concours d’entrée qui se joue à Tové : c’est une pièce du dispositif national de sécurisation alimentaire qui continue de se construire, centre par centre, promotion par promotion. Fin

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