
En décembre dernier, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a tenu un atelier régional consacré au suivi et à l’évaluation des appuis accordés aux États membres de la CEDEAO pour la période 2024–2025. La rencontre, placée sous la direction du Directeur général de l’OOAS, a réuni les points focaux nationaux, les gestionnaires financiers et l’équipe technique de l’organisation.
Des résultats tangibles dans cinq domaines clés
L’évaluation des 70 appuis financés, représentant plus de 8,8 millions USD, met en évidence une performance globalement satisfaisante. Les interventions ont permis des avancées significatives dans plusieurs secteurs prioritaires.
En matière de santé sexuelle et reproductive, on peut noter des campagnes de sensibilisation, de distribution de kits d’hygiène et de prévention des fistules obstétricales. Sur le plan de la lutte contre les épidémies, il y un renforcement de la coordination régionale face au VIH/SIDA, au paludisme, choléra, méningite, dengue et Mpox.
La modernisation des laboratoires et centres de santé, l´acquisition d’équipements spécialisés, le développement des compétences des professionnels de santé, le renforcement des ressources humaines, l´optimisation des stratégies vaccinales et la consolidation de la résilience sanitaire ne sont pas en reste.
Des défis persistants
Malgré ces acquis, l’atelier a mis en lumière plusieurs axes d’amélioration pour accroître l’efficacité des appuis notamment la gouvernance et coordination des procédures, la gestion financière et redevabilité, le suivi-évaluation et partage d’expériences, la communication et la visibilité des résultats, et enfin la pérennité et durabilité des interventions.
Une vision commune pour 2050
À travers cette initiative, l’OOAS réaffirme son engagement à accompagner les États membres dans la mise en œuvre de projets structurants à fort impact. Ces efforts s’inscrivent dans la vision 2050 de la CEDEAO, qui vise une amélioration durable de la santé des populations ouest-africaines et une meilleure résilience face aux crises sanitaires. Fin