
L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC‑Togo) a présenté, ce vendredi 26 décembre , son rapport d’activités 2025, affichant un taux d’exécution de 88,24 %. Ce résultat jugé largement satisfaisant, confirme la montée en puissance de l’institution dans la prévention des risques chimiques et le respect des engagements internationaux du Togo.
Devant les acteurs institutionnels et les partenaires techniques, le président de l’ANIAC‑Togo, le colonel Koffi Akpamoura, a souligné la bonne exécution du plan annuel édifié sur dix-neuf (19) activités programmées autour de quatre (4) axes stratégiques.
Sur ces 19 activités, quinze (15) ont été réalisées, deux (2) reprogrammées pour 2026 et 2 reportées pour des raisons de calendrier. Ce taux d’achèvement, a-t-il indiqué, illustre la rigueur de la planification et la mobilisation des équipes nationales et internationales.


A l’ANIAC, 2025 a également été marquée par un investissement important dans la formation. Les membres de l’ANIAC ont bénéficié de sessions sur la passation des marchés publics, destinées à améliorer la gouvernance interne.
En parallèle, plusieurs formations organisées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont permis de renforcer l’expertise nationale sur l’interdiction des armes chimiques, la classification des substances et l’élaboration d’outils techniques, dont un guide national d’identification.
Dans le même temps, l’Autorité a fortement avancé dans la conception des curricula destinés aux futurs inspecteurs nationaux.
L’institution a étendu ses actions au-delà du cadre administratif. Trente-deux (32) maires, huit (8) préfets et trente-cinq (35) opérateurs économiques de la région Maritime ont été formés aux enjeux de la sécurité chimique cette année.
Ces initiatives visent à renforcer la vigilance locale et à promouvoir une gestion responsable des produits chimiques dans les activités industrielles et commerciales.
Dans un contexte sécuritaire tendu dans le nord du pays, l’ANIAC a aussi ciblé les médias. Vingt (20) journalistes de la région des Savanes ont ainsi, été sensibilisés aux risques liés à l’utilisation criminelle de produits chimiques, afin d’améliorer la qualité de l’information et de renforcer la prévention auprès des populations.
Six (6) sites industriels ont été inspectés en 2025, permettant d’évaluer les pratiques de stockage et d’utilisation des substances chimiques.
Par ailleurs, quatre-vingts (80) agents ont été formés, consolidant les capacités opérationnelles des acteurs impliqués dans la gestion des produits sensibles.
Deux actions prévues notamment, le paramétrage de la base de données des produits chimiques avec les douanes et une table ronde avec les partenaires, ont été reportées faute de temps.
Quant aux deux autres activités reprogrammées pour 2026, il s’agit un atelier sous‑régional sur la lutte contre la prolifération des produits chimiques et d’un échange de bonnes pratiques entre le Togo, la Côte d’Ivoire et le Maroc.
Pour 2026, l’ANIAC‑Togo ambitionne de consolider les acquis, d’améliorer les mécanismes de contrôle et d’intensifier la coopération régionale et internationale. La formation continue et la sensibilisation des acteurs nationaux resteront au cœur des priorités.
Le colonel Akpamoura a appelé à un engagement constant des partenaires et des parties prenantes, condition indispensable pour garantir la sécurité chimique et assurer le respect durable des obligations internationales du Togo. Fin
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