« Tout moyen engagé appelle une justification » : l’Assemblée nationale ouvre une session sous la règle de la dépense utile

 « Tout moyen engagé appelle une justification. Toute justification doit pouvoir être confrontée à un résultat tangible. » En une formule, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a fixé mardi 6 octobre la ligne de la deuxième session ordinaire de l’année, consacrée avant tout à l’examen du budget de l’État pour 2027.

Le budget et seize textes au programme

Les députés devront se prononcer sur les prévisions financières de l’exercice 2027 et la répartition des ressources publiques. En parallèle, seize projets de loi sont inscrits à l’agenda. La représentation nationale entend aussi poursuivre le suivi de l’action gouvernementale, consolider son rayonnement par la diplomatie parlementaire et moderniser son administration.

Au fil de son discours, M. Klassou a cité l’éducation, la santé, les infrastructures et les besoins des collectivités territoriales, des domaines où les attentes des populations sont fortes. L’enjeu est moins le montant des enveloppes que l’aptitude des administrations à transformer les crédits votés en réalisations.

Un Parlement qui s’ouvre sur l’Afrique

Une rencontre de haut niveau réunissant 43 parlements africains est annoncée à Lomé en novembre. Elle traduit l’ambition de l’institution de renforcer sa présence sur la scène continentale et d’entretenir des relations suivies avec ses homologues.

Un bilan nourri

La nouvelle session succède à une période d’activité soutenue. Selon le bilan présenté lors de la cérémonie, huit textes ont été examinés durant la première session ordinaire, puis onze lors de la session extraordinaire. Ils ont porté sur les droits des personnes handicapées, la protection de l’environnement, la prévention des pollutions maritimes, l’indemnisation des dommages liés aux hydrocarbures, la sûreté nucléaire et la gestion des déchets radioactifs, la conservation de la biodiversité marine et la protection des aires naturelles. Ils ont aussi touché au renforcement des juridictions commerciales et à l’adhésion à la Convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers.

Le lien avec les citoyens, même en intersession

Suspendus le 25 août, les travaux n’ont pas coupé les élus de leurs administrés. « Si notre calendrier de fonctionnement institutionnel actuel prévoit des intersessions, nos concitoyens, eux, ne prévoient guère de pause dans leur sollicitation légitime », a rappelé M. Klassou.

La cérémonie s’est tenue devant le président du Sénat, des membres du gouvernement, des responsables des institutions de la République, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, ainsi que des autorités administratives et locales.

Au fil des semaines, l’enjeu sera de concilier le budget, la législation, le contrôle de l’exécutif et la diplomatie parlementaire. C’est à l’aune de résultats mesurables que l’opinion jugera, à la clôture, l’utilité du vote des crédits. Fin

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