
Certaines audiences diplomatiques, brèves en apparence, portent en elles la promesse d’échéances plus vastes. Celle accordée ce vendredi 3 juillet par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, à Fatime Aldjineh Garfa, ministre déléguée tchadienne aux Affaires étrangères, s’inscrit dans ce registre : un geste diplomatique mesuré, mais porteur d’une invitation à peser, dans quelques jours, sur l’un des grands chantiers du continent — l’eau.
Un message personnel, gage de proximité entre deux chefs d’État
Le choix des mots employés par l’émissaire tchadienne mérite d’être relevé. En évoquant un message personnel du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno adressé à son homologue togolais, la ministre déléguée a situé cette démarche au-delà du simple protocole interétatique : elle a souligné la dimension singulière d’une relation qui se construit aussi dans le registre de l’entente directe entre deux chefs d’État soucieux d’entretenir un dialogue suivi.
Le Forum africain de l’eau, ou l’urgence hydraulique érigée en priorité continentale
Au cœur de cette visite, une invitation officielle : celle adressée au Togo pour participer au Forum africain de l’eau, prévu les 15 et 16 juillet à N’Djamena. Loin d’être un rendez-vous technique parmi d’autres, cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, et ambitionne de réunir dirigeants africains et partenaires techniques et financiers autour d’un enjeu trop longtemps relégué au second plan des priorités continentales : l’investissement dans les infrastructures hydrauliques. Un sujet dont l’acuité ne cesse de croître, à mesure que le stress hydrique s’impose comme l’un des défis structurants du développement africain.
Une coopération bilatérale qui s’inscrit dans la durée
Au-delà de cette invitation, l’entretien a permis de réaffirmer la volonté commune du Togo et du Tchad d’approfondir leur coopération politique, dans un esprit qui dépasse le seul cadre bilatéral pour embrasser des initiatives communes au service du développement du continent. Une démarche qui illustre, une fois encore, la diplomatie togolaise dans sa dimension la plus constante : celle du dialogue continu avec les partenaires africains, y compris sur des dossiers aussi techniques que stratégiques que celui de la gestion des ressources en eau.
N’Djamena, prochaine étape d’un agenda continental dense
Reste à savoir dans quelle mesure le Togo répondra à cette invitation et quelle contribution il entend apporter aux travaux de N’Djamena. Ce qui est certain, en revanche, c’est que cette audience du 3 juillet confirme la place que Lomé entend continuer d’occuper dans les grands rendez-vous diplomatiques et techniques qui jalonnent, mois après mois, l’agenda de l’intégration africaine. Fin
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