1er Mai à Lomé : syndicats, patronat et gouvernement face aux défis du travail décent

La célébration du 1er mai 2026 à Lomé a été marquée par une forte mobilisation des centrales syndicales togolaises, qui ont défilé dans la capitale avant de remettre au gouvernement un cahier de doléances portant sur la réforme du cadre juridique du travail, le renforcement du dialogue social et la protection des travailleurs, tandis que le patronat et l’exécutif ont réaffirmé leur volonté de concertation pour améliorer durablement les conditions de travail et soutenir un développement inclusif.

Les centrales regroupées au sein de la CCST et de la STT ont saisi cette journée pour rappeler les difficultés persistantes du monde du travail.

Au nom des organisations, Senouvo Vissikou (UNSIT) a souligné que la présentation des doléances constitue un acte politique majeur, destiné à mettre en lumière la nécessité d’harmoniser la législation nationale avec les normes internationales, la relance d’un dialogue social jugé insuffisant, la reconnaissance pleine et entière des syndicats comme organisations d’utilité publique et l’intégration des travailleurs de l’économie informelle dans les mécanismes de protection sociale.

Ces revendications traduisent une volonté de renforcer les droits fondamentaux et de garantir une meilleure sécurité professionnelle.

Le président du Conseil national du patronat du Togo, Coami Sedolo Laurent Tamegnon, a assuré que les préoccupations exprimées ont été entendues.

Il a réaffirmé l’engagement du secteur privé à travailler avec les partenaires sociaux autour de quatre priorités un dialogue social renforcé, l’amélioration progressive des conditions de travail, le soutien à l’entrepreneuriat et à l’investissement et la promotion d’un environnement professionnel respectueux des droits humains. Cette posture se veut un signal d’apaisement et d’ouverture.

Au nom du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba a rappelé que le travail constitue un pilier de la dignité humaine et de la cohésion sociale. Il a assuré que l’État poursuivra ses efforts pour promouvoir un environnement professionnel équitable, une protection sociale élargie et un climat de travail stable et sécurisé.

Le défilé et les rassemblements ont témoigné de la détermination des travailleurs à obtenir des avancées concrètes. Au-delà de la symbolique, ce 1er mai 2026 met en évidence une aspiration collective à un dialogue social sincère, à une réforme durable du cadre du travail et à un développement réellement inclusif. Les travailleurs attendent désormais que les engagements exprimés se traduisent en mesures tangibles. Fin

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