« Même en journée, le courant saute » : l’exaspération monte à Djagblé et Klobatémé

À Djagblé et Klobatémé, la nuit tombe désormais avec une certitude : celle des coupures d’électricité répétées. Entre délestages nocturnes et interruptions diurnes intempestives, les populations commencent par crier leur ras-le-bol.

Depuis plusieurs jours, les habitants de Djagblé ainsi que ceux de Klobatémé, localité voisine située au sud, vivent au rythme d’un courant électrique capricieux. Chaque soir ou presque, l’électricité disparaît, plongeant quartiers, commerces et foyers dans une obscurité devenue pesante. Mais la nuit n’est plus le seul moment redouté : les journées elles-mêmes sont désormais rythmées par de courtes coupures intempestives, imprévisibles, qui perturbent toutes les activités.

« On ne sait plus à quelle heure la lumière va partir. Parfois, elle revient pour quelques minutes et repart aussitôt. On est dépassés », confie Kossi, artisan à Djagblé. Dans son atelier, les machines s’arrêtent brutalement, compromettant les commandes et mettant en péril ses revenus.

Pour Ama, mère de famille à Klobatémé, la situation est devenue insupportable : « Nos enfants ne peuvent plus étudier correctement le soir. On allume les lampes rechargeables, mais elles ne tiennent pas longtemps. C’est décourageant. »

Même constat chez un commerçant du quartier : « Nos congélateurs s’éteignent sans prévenir. On perd des marchandises. Qui va nous rembourser ? » L’inquiétude se mêle à la colère, surtout face à ce qui est perçu comme un silence persistant des autorités.

Les populations pointent la responsabilité de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), principale distributrice d’électricité du pays. Si des travaux de maintenance ou des contraintes techniques peuvent expliquer des perturbations ponctuelles, leur répétition quasi systématique dans ces localités interroge. S’agit-il d’un problème structurel du réseau ? D’une surcharge liée à la croissance démographique ? Ou d’une gestion inadaptée des besoins énergétiques de la zone ?

Au-delà du désagrément quotidien, l’impact est réel : insécurité accrue à la tombée de la nuit, ralentissement des activités économiques, stress permanent dans les foyers. « On a l’impression d’être abandonnés », résume un jeune habitant.

Djagblé et Klobatémé ne demandent ni faveur ni traitement de faveur. Elles réclament un service public fiable et, surtout, des explications claires. Il appartient désormais à la CEET de briser le silence, de communiquer avec transparence et de prendre les mesures nécessaires pour rétablir durablement la lumière. Car derrière chaque ampoule qui s’éteint, c’est l’espoir d’un quotidien stable qui vacille. Fin

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