BASIS‑Togo : une nouvelle ère pour la formation agricole

Une conférence nationale du projet BASIS‑Togo, s’est tenue ce mardi 3 mars à Lomé. Portée par un consortium associant l’Université de Kara, l’UCAO et l’University of Applied Sciences Weihenstephan‑Triesdorf, et soutenue par l’Union européenne via Erasmus+, l’initiative ambitionne d’arrimer durablement l’enseignement supérieur aux réalités productives d’un secteur stratégique pour l’économie togolaise.

Elle a été ouverte par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, Kossi Tenou, qui a rappelé que l’agriculture demeure l’un des piliers de la croissance nationale. Dans un contexte de transformation structurelle impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, il a souligné l’impératif de former des cadres immédiatement opérationnels, capables d’accompagner les mutations technologiques, organisationnelles et environnementales du secteur.

Le projet BASIS‑Togo introduit une rupture méthodologique majeure : l’apprentissage par immersion précède désormais l’enseignement théorique. Les étudiants en Master agricole entament leur cursus par six mois au sein d’exploitations et d’entreprises agro‑industrielles, confrontés aux contraintes réelles des chaînes de valeur. Cette approche, inspirée du modèle allemand, transforme la salle de cours en espace d’analyse, de conceptualisation et de résolution de problèmes issus du terrain.

« Cette approche s’inspire du modèle allemand déployé par l’établissement partenaire bavarois. L’étudiant est d’abord confronté aux contraintes réelles — aléas climatiques, logistique, financement, normes de qualité — avant d’aborder les outils théoriques. La salle de cours devient alors un espace d’interprétation et de résolution de problèmes identifiés sur le terrain. », a mis en avant la Présidente de l’Université de Kara, Prof Prénam Houzou Mouzou.

Pour sa part, le coordonnateur du projet, Prof Atti Tchabi, précise que l’immersion permet aux apprenants de collecter des données auprès des producteurs, d’analyser les défis techniques et organisationnels, puis de formuler des solutions adaptées.

Les premiers résultats présentés à Lomé confirment la pertinence du dispositif : quinze étudiants de la première cohorte sont déjà insérés professionnellement, tandis que plus de 300 apprenants ont bénéficié de modules pratiques. Le projet a également permis l’adoption de textes encadrant les stages agricoles, intégrant des garanties en matière d’égalité de genre et d’inclusion.

Au‑delà de la pédagogie, BASIS‑Togo renforce l’internationalisation de l’Université de Kara et ouvre la voie à un futur double diplôme avec l’institution allemande partenaire. À l’approche de son échéance en 2026, les acteurs plaident pour la pérennisation d’un modèle qui pourrait, à terme, contribuer à l’émergence d’une agriculture moderne, compétitive et socialement inclusive. Fin

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