
La capitale togolaise a vibré ce samedi 15 août au rythme de la 8ᵉ édition de Dunenyo Zã, célébration culturelle des communautés Aflao, Bè et Agoè-Nyivé. Accueillie cette année par la communauté Aflao, la fête a connu son apothéose en présence du Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Sélom Klassou, représentant le Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé.
Une fête enracinée dans l’histoire de Lomé
Dunenyo Zã n’a rien d’une simple réjouissance populaire. À travers chants, danses et rites, elle incarne la mémoire des communautés fondatrices de Lomé, rappelant combien la culture demeure le socle de l’identité collective. Une conviction que résumait déjà l’écrivain Amadou Hampaté Bâ, pour qui « un peuple sans culture est un peuple sans âme » — une formule qui trouve, dans cette célébration, toute sa résonance.

Jeunesse et femmes au cœur de l’édition
Placée sous le thème « Valorisons la Jeunesse et la Femme, Acteurs de développement durable », cette édition a mis à l’honneur deux piliers essentiels de la société togolaise. Concours d’écriture et de lecture en langue éwé, prestations artistiques et initiatives de transmission culturelle ont rythmé les festivités, les lauréats du concours étant honorés lors de la cérémonie finale — symbole d’une volonté affirmée de pérenniser la langue et le patrimoine locaux.

Le message des autorités
Par la voix du ministre de la Culture, Isaac Tchiakpé, le gouvernement togolais a adressé ses félicitations aux communautés autochtones, formulant le vœu que cette édition soit un moment de joie, de paix et d’unité, renforçant l’engagement collectif en faveur du développement. Le ministre a tenu à rappeler que Dunenyo Zã dépasse largement le cadre festif : elle constitue un espace de mémoire, de transmission et de cohésion sociale.

Une fête tournée vers le développement communautaire
Au-delà des réjouissances, les organisateurs ont inscrit cette célébration dans une perspective de progrès concret, à travers des actions en faveur de l’éducation, de la santé et des infrastructures. Le gouvernement a de son côté mis en avant plusieurs programmes dédiés à l’autonomisation des femmes, à l’insertion professionnelle et à l’entrepreneuriat des jeunes — autant de leviers présentés comme le prolongement naturel de l’esprit de la fête.
Le Grand Lomé en pleine mutation
Cette célébration s’inscrit également dans une dynamique plus large de transformation urbaine. Les investissements engagés dans les infrastructures routières, l’assainissement et la mobilité urbaine traduisent une ambition claire : faire du Grand Lomé un espace moderne et inclusif. La lutte contre les inondations et l’amélioration des conditions de vie des populations participent de cette même dynamique, faisant de Dunenyo Zã un véritable catalyseur reliant patrimoine et modernité.
Vers une académie de la langue éwé
Autre fait marquant de cette édition : la réflexion engagée autour de la création d’une académie de la langue éwé. Une initiative soutenue par les autorités, qui vise à offrir à cette langue une reconnaissance institutionnelle et à garantir sa transmission aux générations futures — signe que la préservation du patrimoine linguistique s’impose désormais comme un enjeu à part entière de cette célébration.
Une célébration porteuse d’avenir
Par son ouverture et sa profondeur, Dunenyo Zã 2026 aura rappelé que la culture n’est pas seulement affaire de mémoire, mais aussi un véritable moteur de développement. En réaffirmant leur identité, les communautés d’Aflao, de Bè et d’Agoè-Nyivé ont démontré, une nouvelle fois, que tradition et modernité peuvent se conjuguer pour bâtir un avenir commun. Fin
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