
Réunis ce dimanche à Berlin, des partenaires internationaux et régionaux se penchent sur le financement du développement d’un vaccin contre la fièvre de Lassa, une maladie endémique qui demeure une menace majeure pour la santé publique en Afrique de l’Ouest. L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) participe activement à cette table ronde de haut niveau afin de défendre les priorités des États membres de la CEDEAO et promouvoir une approche régionale du projet.
Organisée par IAVI, MedAccess et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), la rencontre vise à définir un cadre de financement durable pour soutenir les dernières étapes du développement vaccinal, renforcer les capacités scientifiques locales et favoriser une production régionale à terme.
Pour l’OOAS, la faible rentabilité commerciale des vaccins contre les maladies à potentiel épidémique justifie une mobilisation concertée des bailleurs publics, des partenaires philanthropiques et des gouvernements. Les échanges de Berlin doivent permettre aux acteurs concernés d’évaluer les mécanismes de financement proposés et de préciser les engagements futurs.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la table ronde ministérielle organisée à Abidjan en septembre 2025, qui avait réuni les représentants de onze pays ouest-africains. Les participants y avaient notamment soutenu la poursuite du développement du candidat vaccin d’IAVI basé sur la technologie du virus recombinant de la stomatite vésiculaire (rVSV).
Représentée à Berlin par le Dr Virgil K. Lokossou, directeur des Services de santé, l’OOAS souligne que les investissements dans le vaccin contre la fièvre de Lassa dépasseront le seul cadre de la maladie. Selon l’organisation, ils contribueront également au renforcement de la recherche clinique, des laboratoires, de la surveillance épidémiologique, des systèmes réglementaires et de la préparation de la région face aux futures épidémies.
L’OOAS met également en avant les travaux de son groupe régional de prévision de la demande vaccinale, dont les analyses doivent alimenter l’argumentaire économique en faveur de l’investissement. En cas de succès, le modèle de financement actuellement discuté pourrait servir de référence pour d’autres vaccins destinés à lutter contre les maladies prioritaires à risque épidémique en Afrique et au-delà. Fin