Accords de Pékin : la PIA en première ligne d’exécution

Treize accords signés en Chine, une plateforme industrielle en activité à Adétikopé : l’ACP-PIA est chargée de relier l’engagement diplomatique à la production. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont présidé le 15 octobre à Pékin la signature de treize accords et mémorandums. Ils couvrent les finances, l’économie, la sécurité, le commerce, l’agriculture, la formation, les médias et la coopération décentralisée. Ils font suite à l’élévation, le 13 octobre, des relations sino-togolaises au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Allègement de la dette, facilitation douanière, accès du soja togolais au marché chinois, coopération industrielle, développement vert : chaque volet vise à améliorer les conditions de production, d’échange et d’investissement.

À Adétikopé, cette ambition a une traduction concrète. La Plateforme Industrielle (PIA) comptait en juin 2026 22 industries installées et cinq unités en construction, dans l’agro-industrie, le textile, la pharmacie et la logistique. Togo Soja, Togo Wood Industries, FHC Medica et Batakali Textile y sont implantées.

Au cœur du dispositif, l’Autorité de Coordination (ACP), dirigée par son Administrateur Général, le Lieutenant-Colonel Idiola Sandah, supervise la plateforme, coordonne l’accueil des investisseurs et suit les activités sur le site. Parmi ses initiatives récentes : un accord-cadre avec l’Université de Kara signé le 28 septembre pour rapprocher les étudiants du monde industriel, le E-GUICHET et la Charte de collaboration et d’accompagnement pour simplifier les démarches, et l’accueil de délégations étrangères, dont des entrepreneurs russes.

Plusieurs accords de Pékin trouvent un écho direct à la PIA : le protocole sur les exigences phytosanitaires du soja togolais concerne la filière agro-industrielle déjà présente ; le programme des Opérateurs économiques agréés, conclu entre l’OTR et les douanes chinoises, vise à fluidifier les échanges des entreprises tournées vers l’export et le mémorandum sur le développement des ressources humaines rejoint la politique de formation et d’insertion que l’ACP promeut.

Il faut toutefois garder la mesure : les accords ouvrent un cadre, sans annoncer à ce stade d’investissement chiffré ni de calendrier d’implantation. Leur traduction en usines, en emplois et en exportations dépendra de la capacité d’accueil, de l’accompagnement et de la mobilisation des opérateurs. Fin

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