
Parmi les treize accords signés à Pékin le 15 octobre, un protocole phytosanitaire autorise le soja togolais à viser la Chine. À Adétikopé, l’ACP-PIA est chargée de transformer cet accès en exportations. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont présidé le 15 octobre à Pékin la signature de treize accords et mémorandums. La cérémonie est intervenue deux jours après l’élévation des relations sino-togolaises au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Parmi ces textes, un protocole fixe les exigences phytosanitaires applicables au soja togolais destiné à la Chine, l’un des plus vastes marchés du monde. Il donne aux opérateurs une meilleure lisibilité des règles.
Un accord d’accès ne remplit pourtant pas de conteneurs. Il faut collecter, transformer, stocker et conditionner la production selon des normes exigeantes. C’est le rôle de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), qui accueille déjà Togo Soja et comptait, en juin 2026, 22 industries installées et cinq unités en construction. L’Autorité de Coordination (ACP-PIA) y a trois leviers: l’accompagnement administratif : le E-GUICHET et la Charte de collaboration et d’accompagnement visent à simplifier les démarches des investisseurs; les infrastructures en l’occurrence routes, énergie solaire, entrepôt frigorifique, stockage, dépôt de conteneurs et services d’expédition, utiles pour une filière qui exige conservation, traçabilité et logistique maîtrisée et la coordination, un essentiel lien avec l’Office togolais des recettes (OTR) et le Port autonome de Lomé.

Les accords de Pékin comprennent aussi un protocole sur le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA), conclu entre l’OTR et l’Administration générale des douanes de Chine. Il vise à fluidifier les opérations d’import-export et à renforcer la confiance entre administrations. Les entreprises de la PIA pourraient en profiter, à condition d’être accompagnées dans les procédures.
L’accord ouvre des perspectives sans garantir d’exportations. Celles-ci dépendront du respect des exigences phytosanitaires, de la capacité de production et de transformation, de la traçabilité des lots et de l’engagement des opérateurs. À ce stade, aucun volume ni calendrier d’exportation n’a été annoncé. C’est dans cette phase d’exécution que se jouera la conversion de l’ambition diplomatique en emplois, valeur ajoutée et recettes d’exportation. Fin
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