
Un cas importé a été confirmé à Abuja le 20 octobre. L’Organisation Ouest Africaine de la Santé a réuni dès le lendemain les directeurs des instituts nationaux de santé publique de la CEDEAO et rappelle les gestes de prévention. L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), institution spécialisée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en matière de santé, a annoncé qu’elle suit avec une attention particulière la situation sanitaire au Nigeria, où un cas importé de maladie à virus Ebola a été confirmé le 20 octobre dans la capitale fédérale, Abuja.
Chronologie des faits
Selon les informations des autorités sanitaires nigérianes relayées par l’OOAS, la patiente est arrivée récemment d’Ouganda. Elle a présenté ses premiers symptômes le 7 octobre, puis a été prise en charge dans un établissement de santé privé d’Abuja le 11 octobre. Le diagnostic a été confirmé par des analyses de laboratoire le 20 octobre, soit treize jours après le début des symptômes et neuf jours après son admission.
Une réponse coordonnée à l’échelle régionale
Dans le cadre de son mandat de coordination en matière de prévention, de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, l’OOAS assure un suivi régulier avec le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC), les autorités sanitaires nationales et les mécanismes régionaux de surveillance épidémiologique. Elle a tenu le 21 octobre une réunion d’information avec les directeurs des Instituts nationaux de santé publique (INSP) des États membres de la CEDEAO. Elle souligne que la détection précoce, la notification rapide des cas suspects, la surveillance épidémiologique et la coordination entre les services de santé sont essentielles pour prévenir et maîtriser la propagation des maladies à potentiel épidémique.
Les recommandations aux populations
L’OOAS invite les populations à la vigilance et à respecter plusieurs consignes : se laver fréquemment les mains à l’eau propre et au savon, ou avec une solution hydroalcoolique ; éviter tout contact direct avec le sang et les liquides biologiques (vomissures, selles, urine, salive, sueur) d’une personne malade ou décédée, ainsi qu’avec ses vêtements, draps et objets personnels ; ne pas manipuler les corps des personnes décédées de cause suspecte, et privilégier des enterrements dignes et sécurisés réalisés par des équipes formées ; éviter de toucher ou de consommer de la viande de brousse, ne pas manipuler d’animaux trouvés morts ou malades (chauves-souris, primates, etc.) et bien cuire toute viande ; en cas de symptômes compatibles (fièvre soudaine, fatigue intense, douleurs, vomissements, diarrhée, saignements), appeler ou consulter immédiatement un centre de santé et éviter tout déplacement non essentiel vers les zones touchées et, si le voyage est inévitable, suivre strictement les consignes sanitaires officielles.
L’Organisation appelle aussi à privilégier les informations diffusées par les sources officielles et à ne pas propager de rumeurs ni d’informations non vérifiées.
Un suivi assuré depuis Abuja
L’OOAS réaffirme son engagement avec les ministères de la Santé des États membres et les partenaires techniques et financiers pour renforcer la sécurité sanitaire régionale. Elle continuera, par le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM) de la CEDEAO, agence spécialisée basée à Abuja, de suivre l’évolution de la situation et de communiquer, en coordination avec les autorités compétentes, toute information nécessitant l’attention des populations. Fin
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