VIH/Sida : au Togo, le dernier kilomètre se joue sur la suppression virale et la jeunesse

Reçu à l’Assemblée nationale, le représentant de l’ONUSIDA a salué des résultats « encourageants » et placé les parlementaires au cœur de la fin de l’épidémie, visée pour 2030. Un pays qui connaît son statut, soigne ses malades et supprime la charge virale a fait l’essentiel du chemin. Il lui reste à convaincre les derniers publics, les enfants à naître et les jeunes. C’est le bilan que Dr Christian Mouala, Représentant et directeur multi-pays de l’ONUSIDA pour le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin, a dressé mercredi 21 octobre devant le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou.

Selon les données présentées, environ 94 % des personnes vivant avec le VIH au Togo connaissent leur statut sérologique, 93 % des personnes concernées sont sous traitement et 85 % ont atteint la suppression virale. Les deux premiers taux sont proches des cibles internationales dites « 95-95-95 ». Le troisième accuse un retard plus net : c’est là que la marge de progression est la plus grande, car une charge virale supprimée protège le patient et réduit la transmission.

Le représentant de l’ONUSIDA a identifié deux chantiers persistants : la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et le renforcement des actions en faveur des 15-24 ans. Le premier touche à la qualité du suivi des grossesses et à l’accès aux soins. Le second renvoie à l’information et à l’accompagnement d’une génération qui n’a pas connu les années les plus sombres de l’épidémie.

Dr Mouala a félicité le Togo pour sa participation aux discussions internationales ayant conduit, en juin 2026, à l’adoption de la nouvelle déclaration politique sur le VIH, ainsi que pour son soutien à la position commune africaine de lutte contre la pandémie.

Le cœur de l’audience était le rôle des députés. Le responsable de l’ONUSIDA a insisté sur l’importance du plaidoyer des parlementaires, de leur pouvoir de décision et de leur contribution aux orientations stratégiques et budgétaires. La lutte contre le VIH dépend en grande partie de choix de financement que l’Assemblée est appelée à arbitrer. Il a aussi évoqué la possibilité de renforcer les capacités des élus sur les questions de VIH et de santé.

À l’issue de l’entretien, il a dit sa satisfaction : « Je suis vraiment surpris de la qualité des discussions et de l’engagement des parlementaires. » La rencontre ouvre des perspectives de collaboration entre l’ONUSIDA et l’Assemblée, notamment sur la formation des élus et l’appui aux efforts visant à mettre fin au VIH/Sida d’ici 2030. Fin

Pour ne rien manquer de l’actualité, veuillez intégrer le groupe WhatsApp via…

https://chat.whatsapp.com/BTK9Xr8h6Ax6Js3xI7xrcQ?mode=wwt

Vous pouvez aussi vous abonner gratuitement à la chaîne par le lien…

https://whatsapp.com/channel/0029VbBrdovGE56j1Aj6qm28

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *