
Il aura suffi d’une troisième sortie maîtrisée pour que les Éperviers du Togo composent le dernier chapitre de leur parcours dans cette Coupe d’Afrique des Nations de l’UFOAR-B : une dernière journée aux allures de finale face au Mali, pays hôte de la compétition. Face à la Guinée ce 8 juillet, ce quatrième jour de tournoi, le XV togolais s’est imposé 15 à 8, dans une rencontre qu’il aura su tenir de bout en bout.
Une entame qui a fait la décision
Le scénario du match résume assez bien la physionomie de la campagne togolaise depuis le début de la compétition : une équipe capable d’imposer d’emblée son rythme. Menant 10 à 3 à la pause, les hommes de Vianney Ayivi Tétégan ont géré leur avance avec une maîtrise qui n’a laissé que peu d’espace à la remontée guinéenne. Un match sous contrôle, donc, qui confirme la solidité collective déjà entrevue lors du succès inaugural face au Niger.
Le Bénin, un accroc qui n’a rien enlevé à l’ambition togolaise
Cette odeur de la dernières journée prend un relief particulier lorsqu’on la replace dans le contexte d’une campagne qui n’a pas été un long fleuve tranquille. Battus par le Bénin lors de la précédente journée, les Éperviers auraient pu voir leurs ambitions continentales sérieusement écornées.
Il n’en a rien été : la réaction obtenue face à la Guinée démontre une capacité de rebond qui, dans une compétition aussi resserrée, vaut parfois plus qu’une série de victoires sans accroc.

Pour le capitaine Achiraf Akpabli, cette victoire vient effacer une partie de l’amertume laissée par la défaite concédée face aux Béninois — et replace le Togo dans la position qu’il visait depuis le début du tournoi.
Le Mali, un adversaire à la stature continentale
Reste, à présent, l’obstacle le plus redoutable de la compétition : le Mali, pays organisateur, qui a disposé du Bénin lors de cette même journée, trônant ainsi fièrement à la tête du classement.
Une équipe dont la réputation dépasse les frontières de la Zone B, portée notamment par la présence d’un joueur évoluant dans l’élite du Top 14 français — un gage de compétitivité qui place d’emblée les Maliens en position de favoris sur leurs propres terres.
Affronter une telle formation à domicile, devant un public acquis à sa cause, constitue un défi d’une tout autre nature que ceux rencontrés jusqu’ici par les Togolais dans ce tournoi.
Conserver le titre, une équation exigeante mais pas impossible
L’enjeu dépasse la seule dimension sportive de la rencontre : il s’agit, pour le Togo, de conserver le titre continental conquis lors de l’édition précédente.
Une ambition qui se heurte cependant à une contrainte arithmétique précise — selon les calculs en vigueur dans cette compétition, les Éperviers devront s’imposer avec un écart d’au moins quatre essais pour préserver leur couronne face au pays organisateur.
Une équation exigeante, qui suppose non seulement de l’emporter, mais de le faire avec une netteté rarement atteinte face à un adversaire de ce calibre.
Un défi à la mesure de l’ambition togolaise?
Reste que cette finale, aussi périlleuse soit-elle sur le papier, s’inscrit dans la continuité d’une dynamique que la fédération togolaise appelle de ses vœux depuis plusieurs saisons : celle d’un rugby national capable de rivaliser avec les meilleures nations de la sous-région.
Défendre son titre à Bamako, face au Mali et dans une configuration statistique aussi contraignante, relève assurément de l’exploit. Mais c’est précisément dans ce type de rendez-vous que se mesurent les équipes qui ont véritablement franchi un palier — et le parcours togolais depuis le début du tournoi, ponctué d’un accroc surmonté avec caractère, laisse penser que les Éperviers n’aborderont pas cette finale en simples participants. Fin
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