
La première session extraordinaire de l’année 2026 du Parlement de la CEDEAO, tenue à Abuja et clôturée le 27 février, s’est imposée comme un moment structurant pour l’intégration ouest‑africaine. Les travaux ont été marqués par l’adoption de textes majeurs, dont le programme de travail 2026, le rapport de la session ordinaire 2025 et celui du séminaire parlementaire consacré à la ZLECAf, confirmant une volonté de continuité institutionnelle et de planification rigoureuse. Le document souligne que ces adoptions traduisent « une dynamique de continuité institutionnelle et de planification stratégique ».
Une vision renouvelée du rôle parlementaire
Dans son discours de clôture, la Présidente du Parlement, Son Excellence Hadja Mémounatou Ibrahima, a rappelé la mission triple des députés notamment, défendre la ratification et l’application des protocoles communautaires, harmoniser les politiques nationales avec les engagements régionaux et sensibiliser les populations aux opportunités de l’intégration.
Cette orientation confère au Parlement un rôle plus affirmé dans la consolidation démocratique et le suivi des politiques régionales. Le texte précise que l’objectif est de faire du contrôle parlementaire « un levier d’une intégration plus inclusive, transparente et résiliente ».


La ZLECAf au cœur des préoccupations
Le séminaire parlementaire ayant précédé la session a mis en lumière les espoirs mais aussi les inquiétudes suscités par la Zone de libre‑échange continentale africaine. Les parlementaires ont relevé des défis persistants : barrières non tarifaires, lenteurs juridiques, insuffisances infrastructurelles, risques d’exclusion des femmes, des jeunes et des acteurs informels. La Présidente a insisté sur la nécessité d’une intégration progressive, rappelant que « la ZLECAf ne saurait être décrétée, mais doit être construite méthodiquement ».
Un programme 2026 orienté vers le citoyen
Le programme d’activités adopté repose sur quatre priorités : participation citoyenne, renforcement institutionnel, paix et gouvernance, facilitation. Il ambitionne de bâtir un Parlement plus proche des populations et plus influent dans les dynamiques régionales. L’adoption du programme de l’ECOFEPA renforce par ailleurs la place du leadership féminin dans l’intégration ouest‑africaine.
Une séquence politique décisive
La session d’Abuja ouvre une nouvelle phase pour l’institution communautaire. En appelant à transformer les idées en actions concrètes, la Présidente a souligné l’importance de traduire les orientations adoptées en réformes tangibles dans les États membres. Le document conclut que cette session « apparaît comme un moment structurant pour la trajectoire 2026 du Parlement communautaire ». Fin
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