
Cotonou accueille, du 2 au 6 mars, un atelier régional de haut niveau consacré au déploiement de la première phase du mécanisme de partage automatisé des données de routine en santé, une initiative stratégique portée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). Inscrit dans le programme prioritaire de l’institution en matière de systèmes d’information sanitaire, cet atelier se tient en parallèle à la réunion du comité technique du Mécanisme de Financement Régional des produits et interventions en santé de la reproduction, organisée avec l’appui de la coopération allemande KfW.
Depuis cinq ans, l’OOAS, dirigée par le Dr Melchior Aïssi, a démontré la faisabilité d’un transfert automatisé des données de surveillance épidémiologique des États membres vers une plateforme régionale, réduisant drastiquement les délais de remontée et améliorant la qualité des informations. Forte de ce succès, l’organisation entend désormais étendre ce modèle aux données de prestation des services de santé, couvrant notamment le VIH/Sida, la tuberculose, la santé reproductive et infantile, le paludisme ou encore la vaccination.
Quatre pays pilotes — Togo, Gambie, Libéria et Sierra Leone — ont été retenus pour cette première phase en raison de la maturité de leurs systèmes nationaux d’information sanitaire, largement fondés sur DHIS2. Les travaux de Cotonou visent à harmoniser les indicateurs régionaux, établir l’interopérabilité technique entre plateformes nationales et régionale, et définir un cadre reproductible pour une mise à l’échelle dans l’ensemble de la CEDEAO.
Au‑delà de l’innovation technologique, l’initiative ambitionne de renforcer la gouvernance régionale des données de santé, condition essentielle à une prise de décision éclairée et à la résilience des systèmes sanitaires face aux crises futures. Fin
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