
Il y a des livraisons d’appareils qui ne relèvent pas de la simple logistique commerciale. Celle des deux Boeing 737 MAX 8 réceptionnés par ASKY au cours du mois de juillet 2026 en fait indéniablement partie. En consolidant sa flotte, la compagnie panafricaine ne se contente pas d’ajouter deux avions à son tableau de bord : elle inscrit un nouveau jalon dans l’ambition togolaise de faire de Lomé une plateforme aéroportuaire de référence pour tout le continent.
Deux appareils, une même trajectoire
Le premier des deux appareils, immatriculé ET-BCJ, s’est posé à Lomé le 5 juillet 2026 ; le second, ET-BCK, l’y a rejoint onze jours plus tard, le 16 juillet. Tous deux partagent une configuration identique — 16 sièges en Classe Affaires, 144 en Classe Économique — pensée pour concilier confort des passagers et sobriété énergétique, dans une génération d’appareils réputée pour sa faible empreinte carbone.
Avec ces deux nouvelles unités, la flotte d’ASKY s’élève désormais à dix-sept appareils, dont huit Boeing 737 MAX 8 — une proportion qui traduit un choix assumé : celui de miser sur l’une des flottes les plus jeunes et les plus économes en carburant de la région.
Une résilience revendiquée, une ambition assumée
Pour le directeur général d’ASKY, Esayas Woldemariam Hailu, cette réception dépasse le seul renouvellement de flotte : elle constitue, selon ses mots, une démonstration de la résilience et de la vision de long terme de la compagnie, portée par la confiance de ses partenaires stratégiques et par un environnement national qu’il juge particulièrement propice au développement de l’aviation et de la logistique.
Cette capacité additionnelle n’est pas qu’un gain de confort statistique : elle doit permettre de densifier les fréquences sur les lignes à forte demande et d’accompagner, dès le 5 août 2026, l’ouverture d’une nouvelle liaison directe entre Lomé et Kano, au Nigéria — une route appelée à dynamiser davantage les échanges commerciaux et la mobilité au sein de l’espace ouest-africain.
Une convergence de vues avec les autorités togolaises
Du côté gouvernemental, le ministre des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, Comla Kadjé, voit dans cette expansion une nouvelle traduction concrète de la vision portée par le Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, celle de faire de Lomé un authentique hub aérien pour l’Afrique de l’Ouest. Il y voit également l’assurance que le Gouvernement togolais entend poursuivre son accompagnement d’ASKY dans sa mission d’intégration régionale, de mobilité et de développement économique continental.
Un acteur pleinement inscrit dans l’intégration africaine
Adossée à un capital réunissant notamment la BIDC, la BOAD, le Groupe Ecobank, Ethiopian Airlines et l’État togolais, et bénéficiant du partenariat technique d’Ethiopian Airlines, ASKY dessert aujourd’hui trente destinations dans vingt-sept pays africains. Une présence continentale que cette flotte renouvelée vient consolider, dans une logique où performance commerciale et ambition d’intégration régionale se répondent mutuellement.
En modernisant sa flotte au rythme de la croissance de la demande aérienne, ASKY confirme ainsi son rôle de catalyseur d’une Afrique mieux connectée — et Lomé, dans ce dessein, s’affirme un peu plus comme l’un des carrefours aériens incontournables du continent. Fin
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