
Le Togo poursuit avec détermination son objectif d’éliminer totalement la transmission de l’onchocercose d’ici 2030, une ambition qui s’inscrit dans la dynamique internationale de lutte contre les maladies tropicales négligées. Longtemps endémique sur plus de 70 % du territoire, la « cécité des rivières » a profondément marqué les communautés rurales, exposées aux simulies et aux conséquences sévères de l’infection.
Grâce aux campagnes régulières de distribution gratuite d’Ivermectine, menées pendant plusieurs décennies, le pays a progressivement réduit la présence du parasite. En 2016, l’Organisation mondiale de la santé constatait déjà une prévalence proche de zéro, plaçant le Togo parmi les pays les plus avancés dans la lutte contre la maladie. En 2025, certains foyers ont même enregistré l’interruption de la transmission, permettant l’arrêt des traitements de masse dans des zones ciblées.
Cette réussite repose sur une mobilisation collective : agents de santé, relais communautaires et leaders locaux ont assuré la sensibilisation, la distribution des traitements et la surveillance épidémiologique. Leur engagement a permis de protéger la vue de milliers de personnes et de libérer des villages autrefois contraints de s’éloigner des cours d’eau.
Le pays se trouve désormais aux portes d’une victoire historique. Pour atteindre l’élimination définitive, la vigilance et la surveillance restent indispensables. L’expérience togolaise démontre qu’une stratégie cohérente, soutenue par une volonté politique forte et une participation communautaire active, peut venir à bout d’une maladie longtemps considérée comme invincible. Fin
Pour ne rien manquer de l’actualité, veuillez intégrer le groupe WhatsApp via…
https://chat.whatsapp.com/BTK9Xr8h6Ax6Js3xI7xrcQ?mode=wwt
Vous pouvez aussi vous abonner gratuitement à la chaîne par le lien…